LAURE SABINE BAMPI architecte dplg
Projet pour la création d’un centre culturel destiné à l’architecture, l’urbanisme et le paysage à Marseille. Pro Oct 2014
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Une Cité de l’Architecture et de l’Urbanisme à Marseille



Introduction


I.La structure

A. Les besoins du lancement

B. Le « modus operandi »

C. Le rapport à la ville


II.Les actions menées par la Cité de l’Architecture et de l’Urbanisme de Marseille

A. En interne

B. En externe

C. Le plan de budget


III.L’excellence architecturale

A. Un projet innovant

B. La question du développement durable

C. Les concours d’idées


Conclusion / Annexes





« C'est par l'expérience que la science et l'art font leur progrès chez les hommes.  »


Aristote. Extrait de la Métaphysique.






Introduction


Au cours de mon expérience d’architecte je me suis trop souvent heurtée à l’incompréhension du grand public enfermé dans les idées reçues et les à priori. L’architecture n’est plus perçue comme l’art majeur, la mise en œuvre d’un savoir, mais comme un moyen. Le moyen de bâtir vite à moindre coût. L’esthétique, les grands mouvements architecturaux, l’harmonie des formes et des espaces, le régionalisme, tout cela est laissé aux élites instruites. Pourtant, l’architecture est une préoccupation essentielle dans l’esprit de l’homme. De tout temps, se protéger, investir et relier ont été des aspirations humaines indéfectibles. Transmises à travers les époques, améliorées ou détournées, elles découlent de plusieurs millénaires de pratiques, de questionnements, d’essais, d’échecs et de réussites. Seulement, si nos aïeux favorisaient le bon sens et le savoir-faire dans la conception de leur habitat nos paires contemporains se sont éloignés de leur histoire. A Marseille cette histoire est d’une grande richesse car elle combine le mariage de plusieurs civilisations. Il est grand temps de la promouvoir, de la remanier afin d’en faire une ligne de conduite fidèle. S’inspirer des origines multiples afin d’en conclure un mouvement architectural propre au brassage culturel. Il faut pour réussir cet objectif transmettre les expériences, sensibiliser les plus jeunes, acquérir un esprit collectif. Devenir acteur permet de ne plus subir sa ville mais de la construire ensemble et d’en faire rayonner sa spécificité.




L’enseignement de l’architecture paraît être aujourd’hui le moyen culturel le plus approprié pour encourager la réappropriation des territoires et des savoir faire ancestraux. Former, informer, sensibiliser faire participer la population aux grands projets de sa ville paraît être à la base d’un changement de mentalité sur notre environnement. L’objectif premier étant de restituer l’espace urbain à chacun, de lui permettre de s’y reconnaître et d’en encourager le respect. Cette volonté est relayée dans le débat politique, que ce soit dans les établissements privés en Europe (la sensibilisation du jeune public à l’architecture, étude comparative dans six pays européens, recommandation pour la France, ministère de la culture et de la communication, rapport final Juin 2008) l’enseignement de l’architecture dans les écoles supérieures d’architecture (concertation engagée par le ministère de la culture et de la communication autour des écoles supérieures d’architecture, rapport final Mars 2013), ou la confirmation par le projet de loi de refondation de l’école de la République, il apparaît nécessaire de proposer des solutions à la sensibilisation des enfants aux matières culturelles (projet de Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, ministère de l’éducation nationale), l’architecture pourrait être le liant générationnel, un engagement commun poursuivant un but collectif. La création d’une structure réceptacle de ces ambitions permettrait la lisibilité et la transparence de tels objectifs. Aller à la Cité de l’Architecture et de l’Urbanisme comme on va au cinéma ou au musée, y trouver des aides, des conseils et des informations relatives aux questions sur l’habitat et la ville.




Etre stimulé, sollicité et reconnu.






I.La structure


Communiquer sur les grands projets architecturaux et urbains de la ville paraît incontournable pour créer un élan participatif de la population et une certaine cohésion sociale. Proposer un lieu accessible, reconnaissable et attractif paraît être la base même de la réussite de ce projet. Un lieu central, à l’image de Marseille, qui rassemblerait et promouvrait le savoir faire de ses habitants. La mise en valeur de la population à travers les réussites urbaines de la ville dynamiserait sa croissance.


A.Les besoins du lancement


Marseille fut longtemps considérée comme marginale dans l’espace national. Sa fortune était liée aux échanges maritimes plus qu’à ses relations avec l’hinterland. D’ou sans doute sa grande indépendance et sa fronde vis à vis de la capitale. L’industrie au XIXe siècle avait trouvé dans le commerce maritime ses matières premières et recevait du monde méditerranéen de forts contingents de main d’œuvre. Le bouleversement des rapports avec les pays d’outre mer, en particulier avec les anciennes colonies a touché à la fois le commerce et l’industrie qui en étaient nés. Marseille abordait sa première mutation. Une démographie en croissance perpétuelle et une arrivée en nombre d’une population pluriculturelle ont fait exploser la ville hors de ses limites assimilant dans son extension les villages limitrophes.


-Une dynamique urbaine forte autour de l’architecture. Pour se sentir bien dans une ville il faut en comprendre les grandes orientations architecturales. Avoir une vision globale de l’ensemble des projets, participer à la formulation des difficultés et des contraintes, être actif dans la recherche de solutions. S’investir, se sentir concerné exacerbe notre citoyenneté. Lancer une campagne de consultation publique paraît être la solution à ces ratés de communication. Chacun perçoit l’espace qui l’entoure avec sa propre histoire, ses propres besoins. La synthèse des remarques soulevées par un échantillon de population aide les concepteurs à projeter au plus près des besoins des usagers. Rassembler en un lieu l’ensemble des grands projets à venir en assurerait la transparence promotionnelle.


-La volonté d’assurer la cohésion sociale. L’architecture se trouve sans le chercher au cœur des préoccupations de chacun. Dès son installation dans un lieu donné, la première tâche de chacun est de déterminer le périmètre dans lequel il va souhaiter habiter. C’est le premier projet urbain des hommes, décider d’un quartier, d’une rue, d’un immeuble. Puis, constater ce qui ne fonctionne pas, apprécier ce qui est bien pensé. Voilà encore une démarche architecturale. Chacun est apte à concevoir son espace direct et au delà, chacun est à même de projeter un espace idéal pour tous. De là démarre la cohésion sociale, lorsque chacun est capable de projeter dans le respect du plus grand nombre.


-Le choix d’assumer la pluriculturalité. A Marseille en particulier cette cohésion sociale ne serait possible qu’en favorisant le déploiement de sa pluri culturalité. Des pays du Maghreb à l’Afrique Noire, de ses origines italiennes à ses traces arméniennes, Marseille est le berceau d’un brassage culturel foisonnant. Pourtant son architecture et son plan directeur ne s’en inspirent pas ou trop peu. Voilà un élément de réponse intéressant à la recherche de cohésion sociale. Engendrer une figure architecturale qui tirerait son inspiration de ses racines migratoires.




B.Le « modus operandi »


-Déterminer les partenaires. Si cette structure se doit de fonctionner au maximum grâce à ses ressources propres (cf. § II. C. Le plan de budget) elle ne pourra exister sans le soutien de partenaires puissants et investis. Il sera donc nécessaire d’associer les partenaires éventuels de la Cité à toutes ses démarches et réussites, en puisant dans des milieux variés tels que la construction (Fondation d’Entreprises), la culture (Ministère de la Culture et de la Communication, Service des Musées de France), l’éducation (Ministère de l’Education Nationale) mais aussi en sollicitant des partenaires publics (Municipalité, Département, Région) et privés (Mécénat). J’ai déjà commencé à recenser les partenaires éventuels et à les démarcher. Il ne reste plus qu’à organiser une table ronde avec des représentants de ces partenaires éventuels pour élaborer précisément les taches et les actions de chacun.


-Monter une équipe pluridisciplinaire. Pour que ce lieu trouve sa légitimité il doit être investi par un large éventail d’intervenants capables d’aborder des sujets variés des fondements de l’architecture (historiens, archéologues, architecte des bâtiments de France, architectes de monuments historiques) à l’art de bâtir au XXIe siècle (architectes, architectes ingénieurs) en passant par toutes les phases du projet, ses aménagements extérieurs (urbanistes, paysagistes), ses contraintes constructives (ingénieurs, artisans) ses contraintes règlementaires (élus locaux). Il sera bon de prévoir pour le bon fonctionnement de cette structure une équipe solide et pérenne, motivée dans la transmission des informations et des savoirs mais aussi une équipe dynamique qui donnerait aux intervenants extraordinaires l’envie de venir partager avec la population marseillaise.


-Initier un panel d’évènements pilotes. Il paraît évident que cette structure existera avant tout par la qualité du programme qu’elle proposera annuellement. Tables rondes, colloques, cours publics, expositions, projections cette démarche culturelle n’a besoin pour être initiée d’aucun lieu mais d’évènements marquants et captivants. L’événement de lancement devra faire appel à nos soutiens maghrébins et africains. Transposer, projeter les réflexions sur l’urbanisme de ces pays en croissance rapide et prouver aux marseillais qu’ils sont à la traine en matière de recherche sur l’architecture et la ville. J’ai dans cet objectif pris contact avec le chargé de la communication de l’Institut du Monde Arabe à Paris, le Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébin de Tunis ainsi que l’Union africaine des Architectes au Nigéria. Une exposition collégiale, mettant en scène les formes et les réalisations exportées inconsciemment de ces pays par les voies migratoires.



C.L’interaction avec la ville.


-L’alliance des deux cités. Pour que la Cité de l’Architecture fonctionne à Marseille il faut qu’elle assure le relais avec la Municipalité. La structure créée doit vivre au diapason de la ville, de ses grands projets, de ses problématiques et de ses aspirations.  Elle doit être le réceptacle des questions urbaines de Marseille, le lieu où la population pourra témoigner des contraintes rencontrées ainsi que des réussites des ses réalisations. La Cité de l’Architecture prendrait la température du vécu et du ressenti des marseillais. Mais pas que, elle pourrait accompagner les élus dans les recherches sur l’habitat et l’urbanisme en sollicitant des intervenants extérieurs qui participeraient à l’élargissement des solutions proposées. Pour une ville comme Marseille, solliciter les centres de recherches des pays du Maghreb ou d’Afrique Noire par exemple, représentatifs d’une grande partie des origines de sa population, permettrait d’intégrer à la vie de la ville ses origines migratoires. La cité deviendrait l’intermédiaire privilégie entre la ville et l’ensemble de ses gentilés sur les questions relatives à la construction et l’habitat. Cette sollicitation auprès du grand public pourrait se faire dans l’enceinte des écoles, auprès des enfants, source intarissable d’idées, dans les Mairies d’Arrondissements, structures proches des administrés ou au cœur même de la Cité de l’Architecture de Marseille réceptacle des desiderata et constats des usagers.


-Lieu d’inspiration pour les acteurs publics du projet. Cette prise de température régulière auprès du grand public sur les obstacles et réussites rencontrés lors des chantiers de la ville permettrait d’établir une hiérarchisation des priorités lors de l’élaboration des grands projets urbains. Le résultat de ces consultations publiques, regroupées sous forme d’ouvrages annuels proposerait une ligne de conduite épurée et simplifiée en perpétuelle évolution avec les variations des attentes de la population. Ce fond documentaire serait un vivier d’informations et d’inspirations pour les élus locaux, qui à chaque problème soulevé pourraient trouver des éléments de réponses fiables et efficaces. Cette démarche offrirait à la ville la possibilité de revenir sur ses échecs et ses réussîtes mais aussi de faire des économies sur les réalisations en cours en s’affranchissant de certains éléments du projet superflus ou mal exécutés. Forts des expériences passées et des inspirations nouvelles les phases d’études s’en verraient facilitées. Le fil conducteur ainsi proposé offrirait une réelle continuité auprès des acteurs publics de la ville et des maitres d’œuvre qui lui seront associés.


-Source d’informations pour le public. Avant toute chose je tenais à partager mon expérience personnelle sur la ville de Marseille. J’enseigne depuis deux ans à l’Université du temps libre et interviens en amphithéâtre lors de conférences. J’organise des ateliers pour les enfants, des interventions en art plastique dans les écoles. Et parfois, je me questionne sur des sujets sensibles abordés lors des phases du projet (qu’est ce qu’un logement de qualité ? Qu’est ce que le développement durable ? Comment utiliser certains matériaux tels que le bois ou l’acier ?) et dans ces moments je ne peux que constater l’absence de fond documentaire centralisé. Alors oui me direz vous, aujourd’hui sur le net nous pouvons trouver toutes les réponses à nos questions, sans en connaître forcement les sources ou le fondement. Mais quid avec la transmission d’information enrichie de l’expérience personnelle ? Il serait fondamental de préserver dans cette structure une place privilégiée pour un fond documentaire propre aux questions relatives à l’architecture où professionnels et particuliers pourraient trouver les informations nécessaires à l’enrichissement de leur culture dans ce domaine. Ce fond documentaire serait mis en corrélation avec le réseau des bibliothèques de Marseille qui en répertorieraient dans son catalogue les documents proposés.




II.Les actions menées par la Cité de l’Architecture et de l’Urbanisme


La Cité de l’Architecture et de l’Urbanisme de Marseille aura pour mission première l’information et la recherche autour des questions liées à l’architecture. Elle se devra avant tout d’être accessible à tous. Chacun devra s’y reconnaître, franchir son seuil sans crainte ni à priori. Des années durant les structures culturelles ont prôné leur caractère impressionnant et écrasant (architecture monumentale, lieux imposants et surdimensionnés) reflet des pouvoirs publics de notre nation. Or la culture a bien changé et avec elle la population qui s’y réfère. La culture doit être le lot de tous, elle doit faire partie intégrante de la vie de chacun, c’est cette accession à la culture qui permettra aux marseille de créer une cohésion sociale. Se retrouver autour des mêmes problématiques et des mêmes bases culturelles créera le groupe recherché. Un groupe respectueux et solidaire face aux différences.


A.En interne


-L’invitation au voyage architectural. Ce que je propose avant tout est une invitation au voyage architectural. Je n’ai au cours de mon enfance, été sensibilisée qu’aux réalisations religieuses, historiques ou monumentales laissant les constructions contemporaines aux initiés et autres intellectuels. Je n’ai découvert l’architecture moderne, actuelle, celle qui permet de nous abriter, de relier ou de servir que lors de mes études d’Architecte choix d’orientation décidé sur le tard après quelques années à l’université de Droit. J’ai pourtant toujours eut cette sensibilité à l’espace, aux formes et aux volumes. Ce que je ne savais pas c’est que je pouvais en faire mon métier. Cette sensibilité je le sais aujourd’hui je la partage avec un très grand nombre, se sentir bien dans un environnement construit participe à son bien être de façon générale. Proposer au plus grand nombre des pistes de réflexions, stimuler l’imaginaire ou informer sur les réalisations actuelles rencontrerait un vrai succès. Projeter au sens propre, le public marseillais dans des maquettes à l’échelle une, leur proposer une autre architecture et les faire participer aux progrès réalisés. Leur offrir un nouveau point de vue, voilà le but recherché qui rencontrerait à coup sur un public varié.


-S’assurer de la complicité populaire. Ce n’est que par la réussite des évènements proposés au grand public que le Cité de l’architecture de Marseille pourra s’en assurer le soutien. Une structure culturelle est pérenne lorsqu’elle remporte le suffrage de ses visiteurs. Elle devra devenir une référence culturelle forte et remplir ses fonctions auprès du grand public. Une source d’informations qui sera protégée et soutenue par tous parce qu’elle paraît légitime. Si par les évènements proposés et la justesse de ses actions culturelles la Cité permet la réalisation de cette cohésion sociale tellement attendue sur Marseille, alors sa réussite sera complète. Sa légitimité sera assurée. Il faut pour ce faire qu’elle s’adresse à tous, tirant son inspiration de l’histoire démographique de la ville.


-Créer une dynamique autour de l’architecture. Les pouvoirs publics ne peuvent être partout, la tache est rude et ardue, un peu d’aide ne serait pas superflue. Cette aide est déjà sollicitée auprès des usagers par l’organisation de consultations publiques (Consultation autour du projet urbain « quartiers Libres Saint Charles – Belle de Mai » 2014), consultations qui permettent de recenser les attentes et les besoins des usagers dans une zone ou un quartier afin d’établir un programme adapté. Mais, cette sollicitation ne serait-elle pas plus efficace si nous avions à faire à un public d’érudits ? Si, à force de voir, de ressentir, de se projeter, de s’informer et d’acquérir une plus grande culture relative aux questions d’aménagement urbains et d’habitats nous avions comme interlocuteurs des usagers efficaces et pilotes ? L’architecture, comment ça marche ? La réponse à cette question affinerait le jugement des visiteurs et permettrait ainsi de former une population plus pointue. L’architecture se vit, chacun est capable d’émettre un avis ou une opinion sur l’espace perçu, mais cette opinion peut évoluer si on en connaît les rouages, les difficultés et les contraintes. La compréhension nait de l’information.


B.En externe


-La valorisation du savoir faire marseillais.  L’image de Marseille se doit de retrouver une certaine grandeur, un respect. Les mentalités sur la ville doivent changer. Et avec ça l’absence de solidarité et de cohésion sociale. Abandonner le chacun pour soi, chacun chez soi au profit d’une participation solidaire et volontaire. Certes, la ville doit gérer la cohabitation d’une population issue de plusieurs horizons culturels, mais si, plutôt que de desservir les intérêts collectifs cette richesse culturelle servait l’intérêt général ? Si chacun venu d’horizons différentes avaient quelque chose de neuf et d’innovant à apporter aux autres ? C’est un fait en architecture, sur un chantier, certaines nationalités sont reconnues pour le savoir faire qu’elles ont développé au fil des générations (travail de l’argile, du bois, couvreurs, carreleurs, travail du cuivre, du marbre, toitures terrasses, gestion de l’ensoleillement, gestion des couleurs), à Marseille nous avons la chance de contenir sur un même territoire plusieurs origines nationales et donc plusieurs savoirs faires qui pourraient ainsi recensés, venir incrémenter la liste des savoir faire de la ville qui a pendant très longtemps pourvu à ses propres besoins en matière d’artisanat.


-L’apport de la Cité de l’Architecture de Marseille. Réceptacle de l’ensemble des savoir faire marseillais ainsi que des aspirations de sa population multiculturelle la Cité de Marseille pourra utiliser ce puits de connaissances pour communiquer largement auprès des villes demandeuses. Marseille n’est pas la seule ville en croissance, et sa mutation observée et encadrée ne pourra que susciter les intérêts extérieurs. Ce travail de fourmi qui s’étendra sur plusieurs années et plusieurs générations deviendra une des références nécessaire à l’élaboration des futurs projets des villes en extension.


-La participation active de la ville aux progrès sur les questions de l’habitat. Ainsi, les acteurs de la ville enrichis de cette expérience pourront diffuser leurs connaissances en participant activement à l’élaboration de problématiques et de projets soumis par les villes environnantes et pourquoi pas, au delà même de nos frontières. Marseille pourrait alors conquérir ce titre de ville référence qui lui manque et qui participerait sans doute à l’élan municipale de ses administrés.


C.Le plan de budget


Il convient pour faire un plan de budget d’identifier de façon précise les ressources, les charges fixes, l’épargne de précaution, l’épargne de moyen et long terme, les dépenses courantes et les dépenses occasionnelles de la structure projetée.


-Les ressources. Les principales ressources de la Cité de l’Architecture et de l’Urbanisme de Marseille se feront par l’encaissement des droits d’entrées aux expositions temporaires et permanentes, ainsi que par l’encaissement des droits d’inscriptions aux ateliers et cours publics. Les tarifs peuvent être calculés de la façon suivante :


Les ateliers pour enfants, adolescents et adultes séances de 1h30 à 2h (Tarifs annuels en fonction du Quotient Familial) : de 165-255 € (QF<384)  à 330-490 € (QF>2500) soit de 5,5 € à 10 € l’atelier.

Les expositions permanentes sur le thème de la ville de Marseille, projets urbains et choix architecturaux 4 €. Entrée gratuite pour les moins de 26 ans, les 18/25 ans ressortissants et étudiants de l'UE, les enseignants des 1er et 2nd degré de l’Éducation Nationale, les demandeurs d’emploi, les séniors et tous les 1er dimanches du mois.

Les expositions temporaires sur le thème de l’architecture, le paysage et la ville 4 €. Entrée gratuite pour les moins de 26 ans, les 18/25 ans ressortissants et étudiants de l'UE, les enseignants des 1er et 2nd degré de l’Éducation Nationale, les demandeurs d’emploi, les seniors  et tous les 1er dimanches du mois.

Le pass 2 expo 6 €. Entrée gratuite pour les moins de 26 ans, les 18/25 ans ressortissants et étudiants de l'UE, les enseignants des 1er et 2nd degré de l’Éducation Nationale, les demandeurs d’emploi, les seniors et tous les 1er dimanches du mois.

Location de salles d’exposition pour évènements privés (expositions, colloques, conférences, formations), capacité maximum de 100 personnes (150m2 env.) : location murs bruts de 100 à 250 € par jour

             Conférences et cours d’architecture 10 Euros, tarif réduit 5 €.


La Cité de l’Architecture et de l’Urbanisme pourra aussi proposer des activités commerciales parallèles telles qu’une buvette, une librairie, une salle de projection ou la location pour des évènements privés de ses locaux.


-Les charges fixes. Une telle structure ne pourrait fonctionner sans un personnel compétant et investi. Cette équipe formerait le noyau dur des dépenses en traitement des salaires, personnel d’entretien, gardiennage, administration, relations publiques, ressources humaines. S’y ajoutent : la location du lieu ainsi que le remboursement d’un crédit sans doute nécessaire au lancement de la structure (mise en conformité des locaux, travaux d’adaptation et communication). S’en suivront par la suite : les dépenses liées à l’organisation d‘évènements ponctuels (services de secours et de sécurité, soirées de lancement, frais de logement et de déplacement des intervenants, location de matériels et de supports) ainsi que la rémunération des professeurs, chercheurs et maitres de conférence. Ces dépenses seront calculées au plus juste et annuellement sur les ressources principales de la structure projetée.

Des dépenses occasionnelles devront aussi être prises en compte, et feront l’objet d’une étude ultérieure plus poussée.


  1. -Les financements potentiels. Il va de soi qu’une telle structure devra à terme demander la reconnaissance d’utilité publique et ce afin de se prévaloir d’aides financières privées et publiques. Le mécénat sera sans doute une des principales ressources de la Cité de l’architecture et de l’urbanisme, mais avant tout, il sera sollicité pour la réussite de ce projet, un réseau de bénévoles investis par les questions relatives à la progression des questions relatives à l’architecture.




III.L’excellence architecturale


Il va de soi, la Cité de l’Architecture et de l’Urbanisme de Marseille se doit de montrer l’exemplarité en matière d’architecture justement. C’est là qu’apparaît toute la difficulté, proposer un lieu accessible valorisé par une excellence en matière de projet architectural.


A.Un projet innovant


-Un projet à la pointe de ce que l’on sait en matière d’architecture. Mais que sait-on réellement en matière d’architecture ? Les suppositions développées ici ne sont que le reflet de ma propre expérience. Dans les dictionnaires l’architecture est l’art de concevoir et bâtir des édifices. Ainsi l’architecte serait par extension le maitre de cet art. Seulement, des années d’études et de pratique m’ont permis de percevoir l’architecture autrement, au delà des principes constructifs et des techniques de mise en œuvre. L’architecture m’est apparue comme le moyen matériel de réponse à des aspirations personnelles et collectives. Traduire par le dessin, par des objets et des volumes des paroles, des ressentis, des nécessités et des attentes voilà le travail de l’architecte. Et voilà sans doute l’approche personnelle que chacun se fait de l’architecture. On sait ce qui ne marche pas, on subit ce qui nous pèse mais on ne connaît pas forcement les solutions qui nous soulageraient. Voilà en quoi l’architecte devient le partenaire de notre projet. Si en amont, les réflexions sur l’espace public sont rassemblées et codifiées, la projection d’un espace consacré à l’architecture devrait être le reflet de ce que nous attendons de l’architecte.


-Une étude poussée sur les besoins de la ville. Depuis quelques années les édifices projetés sont au plus près des exigences du programme et des spécificités du site ou de la ville qui les héberge. Cette spécificité moderne nous permet de travailler au mieux les connexions, les échanges et les transmissions entre l’objet architectural et sons environnement direct. C’est ainsi que devront être pensées les connexions de cet espace culturel avec la ville, les usagers et les visiteurs. Etre un plus pour la ville, le quartier et participer activement à aux activités de ces derniers. Pour ce faire il faudra élaborer un programme précis et complet de cette structure, une proposition réflexion s’en suit.


-Un programme complet. Au minimum et pour lancer son ouverture la cité de l’Architecture et de l’urbanisme de Marseille aura besoin d’un lieu d’exposition, au moins pour lancer la campagne d’évènements pilotes et d’un auditorium et ce afin de pouvoir recevoir les têtes pensantes de l’architecture qui offriront en premier lieu des pistes de réflexions à leur auditoire. Idéalement la Cité devra accueillir un grand hall d’exposition permanente regroupant tous les projets passés et futurs de la ville, des salles d’expositions secondaires abritant les expositions temporaires, des salles de travail d’au moins 30m qui recevront les ateliers, un amphithéâtre, des salles de projection, une salle polyvalente,  des bureaux pour l’administration, un fond documentaire (bibliothèque), un café restaurant, des installations sanitaires aux normes, un espace extérieur arboré.


B.La question du développement durable


-Définition. Le développement durable en architecture cherche à prendre en compte simultanément l’équité sociale, la satisfaction des besoins essentiels des utilisateurs, l’efficacité économique, la gestion saine et durable des édifices à moindre cout dans la préservation des ressources naturelles à long terme. Pour résumer, concevoir aujourd’hui signifie tenir compte de demain, nous ne pouvons projeter sans avoir en tête une idée de ce notre édifice deviendra dans le temps et dans son environnement. L’époque est à l’économie d’énergie et d’argent.


-Quelles attentes à l’échelle de la ville ? Si ce principe de développement durable s’impose aux concepteurs, promoteurs et autres acteurs du patrimoine immobilier, il devrait être un lieu commun pour l’ensemble des gentilés d’une cité. Concevoir son habitat en pensant économie d’énergie (et donc pécuniaire) matériaux pérennes et sains,  formes adaptées au régionalisme et utilisation des nouvelles technologies devrait être acquis pour l’ensemble de la population. Avec, une conscience collective sur la hiérarchie des choix du consommateur, délaisser certaines dépenses superflues au profit de dépenses nécessaires à l’élaboration d’un projet réussi. Ces choix et prises de consciences passent forcément par l’éducation de masse. L’instruction permet les décisions éclairées.


-L’aide de l’Europe. Le développement durable est une des préoccupations de l’Europe, car à l’échelle de notre continent les enjeux sont énormes. De nombreux pays d’Europe ont déjà intégré à leur système éducatif la notion de développement durable, le concept de respect de l’environnement et des ressources qui nous font vivre, cette sensibilisation peut être envisagée sous le prisme du projet architectural et urbain. Penser la ville, respecter la campagne, l’architecture est partout, elle structure notre existence (routes, ponts, autoroutes, au delà de la cité des structures bâties qui relient). L’homme se déplace partout, il doit donc porter en lui cette notion de durabilité dans ses choix. La Commission Européenne soutient et finance nombres de projets allant vers cette orientation (cf. Annexes).


C.Les concours d’idées


-La participation des écoles de la République. Comme je l’écris plus haut notre jeunesse est intarissable en matière d’imaginaire. De la ville idéale à la maison rêvée, privée d’inhibition ou de contraintes règlementaires elle propose sans relâche de nouvelles idées innovantes et inspirantes. Il faut pour en être spectateur solliciter ce vivier de concepts. L’Etat, avec la nouvelle Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République nous ouvre la porte des écoles et avec cela la possibilité de rendre acteurs les enfants de la ville. Cette attente permettrait sans doute de faire le ciment de la cohésion sociale, permettre aux plus jeunes de participer à construction de leur cité, les responsabiliser. S’y identifier. J’ai été agréablement surprise au cours des ateliers que j’ai proposé dans des écoles du 14e arrondissement de Marseille, passé le cap de la défiance et de la méfiance les enfants étaient prompts à gérer leur propre projet, un labyrinthe pour certains, une maison en carton pour d’autres. Etre maitre de sa réalisation procure fierté et accomplissement. Mettre en place un programme de sensibilisation et de participation à l’élaboration de projets urbains auprès du jeune public créerait une unité dans la population à venir.


-La sollicitation de l’Ecole d’Architecture de Marseille. Bien sûr ce projet ne pourrait être sans la participation active nos architectes de demain. Où sont nos architectes étudiants ? Qu’els sont leurs rapports à cette ville en pleine croissance ? La pédagogie en architecture est incontournable, savoir présenter et valoriser son projet, le défendre, l’argumenter et parfois l’adapter sont les fondements du métier de bâtisseur. Mais il faut aussi savoir mettre ses mains dans le béton. Toucher de prés le chantier, entrer en contact avec les hommes. Les étudiants, pourraient assurer le lien entre les adultes et le jeune public, apprendre à parler du projet, à le faire comprendre ? Exposer son travail, et pourquoi pas, rendre publics certains jurys de fin d’année ?


-L ‘appuie auprès des architectes marseillais. Détenteurs d’une expérience professionnelle riche et pragmatique les architectes qui bâtissent la ville d’aujourd’hui sont les référents des projets présents. Le rayonnement de l’architecture marseillaise passe par la promotion de nos architectes en exercice. Le métier est difficile pour peu de reconnaissance, pourtant, les édifices projetés et construits font les logements, les stades, les gymnases, les écoles, les mairies, les commerces, de notre ville. L’architecte est partout de part son architecture et pourtant il n’est nul par dans l’esprit collectif. Pourtant, nos architectes participent à l’élaboration de notre patrimoine, de notre ville, ils appartiennent à un métier à protéger et soutenir.







Conclusion


Lorsque l’on aborde le domaine de l’enseignement de l’architecture on ne peut que constater de prime abord que le public est réfractaire aux questions de l’habitat contemporain. Pourtant il se déplace, il s’inscrit et s’intéresse. Pour autant, bercé par de longues décennies d’époque Renaissance, Baroque, Antique il n’est pas forcement là pour entendre l’architecture d’aujourd’hui. Passé la réticence nous découvrons qu’en fait, une fois le projet détaillé, l’édifice disséqué, l’architecte présenté nous en venons à plus d’indulgence, voir même parfois à une envie réelle de retourner voir ces édifices qui les ont tant choqués ou surpris. Je pense au Centre Georges Pompidou, à la Pyramide du Louvre, à la chapelle de Ronchamp. A tous ces édifices qui touchent notre sensibilité d’architectes mais qui ne sont pas inscrit dans les canons de beauté de nos contemporains. Pourquoi ? Seulement parce que ces édifices, à l’encontre de leurs pères romains, grecs ou moyenâgeux, ne sont pas abordés dans les programmes scolaires. Erreur de jugement. Un édifice se respecte non pas par son âge avancé, ou sa capacité à défier le temps (à renforts de restaurations et de réhabilitations) mais parce qu’il participe à notre vie. Le lien entre le passé et le présent paraît primordial et nécessaire. Le temps est venu.




Annexes



I.En Europe :


(Source : La sensibilisation du jeune public à l’architecture, étude comparative dans six pays européens, recommandation pour la France. Ministère de la culture et de la communication. Rapport Final Juin 2008. Sylvie Couralet, Alain Grandguillot, Philippe Nys)


A.Angleterre :


ABECS : centres d’architecture et de l’environnement bâti : chargés de développer des programmes éducatifs financés par le Fonds de programme régional de CABE, commission pour l’architecture et l’environnement = 827 250 livres

Ces centres emploient un large éventail de professionnels : ingénieurs, architectes, programmateurs, artistes, personnelle de l’éducation, usagers des bâtiments)

-Ateliers éducatifs

-Expositions

-Conférences et séminaires

-Visites de lieux

-Publications

-Organisation de la semaine de l’architecture, célébration de l’architecture contemporaine


Objectifs :

-Développer l’observation des bâtiments par la connaissance et la compréhension de la façon dont ils fonctionnent

-Elever les aspirations des plus jeunes pour un « bon design » dans leur environnement bâti

Montrer aux enseignants la valeur de l’environnement bâti comme ressource éducative


B.Autriche :


KulturKontakt Austria : centre pour l’éducation aux arts et à la culture promotion de l’éducation culturelle

-Mission de conseil en direction des enseignants qui souhaitent inviter des artistes dans leur classe

-Ateliers éducatifs

-Projet semestriel d’architecture encadré par des professionnels de la construction et des enseignants, publication des projets sur dépliants

Objectif :

-préparer les citoyens à assumer leur responsabilité dans le processus de planification et de création de l’environnement et démontrer son impact sur tous


C.Finlande :


School of architecture for children and youth (écoles spéciales d’architecture pour enfants) Deux écoles spécialisées dans l’éducation à l’environnement bâti ont été fondées en 1993 ARKKI et LASTU, trois sont en cours de création. 25 architectes et étudiants en architecture y travaillent à temps partiel. http://www.arkki.nu/index.php?page=main

-Cours complets annuels basés sur le programme national d’éducation fondamentale aux arts visuels adaptés selon les âges (extra scolaire : 2 à 4h hebdomadaires sur 8 à 10 ans)

-Ateliers, camps d’été

-Galerie d’architecture présentant les projets réalisés en classe

-Participations aux concours d’idées proposés par la Finlande

Objectifs :

-Donner aux enfants les moyens de développer leurs capacités à percevoir, considérer, comprendre, conceptualiser et évaluer leur environnement

-Encourager le développement de l’identité culturelle individuelle


D.Italie :


Le bambine e i bambini transformano la città (les gamines et les gamins transforment la cité) projet et bonnes pratiques pour le développement durable dans les villes italiennes à l’initiative de l’Etat

-Concours annuel de la ville dont le projet avec les enfants est le plus méritant

-Exposition itinérante

-Forum international

Objectifs :

-Sensibilisation au développement durable


Laboratorio città sostenibile : Laboratoire développement durable, Turin. 13 architectes tuteurs

-Exploration des différents lieux de l’école et du quartier avec les enseignants et les architectes

-Diagnostique établi par les enfants et établissement d’une série de priorité pour une amélioration de ces espaces

-Elaboration d’esquisse en vue de la mise en forme d’un réel projet technique

Réalisations :

-Torino, città in gioco (Turin ville en jeu 6-13 ans)

-Pedibus-andiamo a scuola a piedi (Pedibus – on va à l’école à pieds)

-Amico Albero (arbre ami)

-Progetto unitario cortillo scolastici (Projets unitaires cours d’écoles)


E.Pologne :


Playce 2006 : ateliers et rencontres en Plogne :

-Organisation d’une conférence internationale annuelle ouverte au grand public

-Ateliers avec les élèves et les enseignants du primaire et du secondaire sur les thèmes de la recherche du détail architectural, les places publiques, les écoles

-Exposition des travaux des élèves promue par des publications dans les journaux locaux

-Sensibilisation des élèves aux outils de représentation architecturale (dessin technique, maquette)

Objectifs :

-Participation et sensibilisation des jeunes citoyens à l’amélioration des espaces publics

-Donner aux élèves confiance en leur influence sur leur cadre de vie

-Rencontres et formation pour les enseignants

-Régénération d’un village ou d’une petite ville par des élèves du primaire et du secondaire en collaboration avec des architectes et des paysagistes

-Implication active des organismes professionnels et de professionnels individuels dans des actions d’éducation à l’architecture




II.En France :


A.Paris


La cité de l’architecture et du patrimoine à Paris : http://www.citechaillot.fr/fr/

Site : Ecole de Chaillot, surface totale : 21 706 m2.

Partenaire : ministère de la culture et de la communication.

Effectif : 140 personnes, subventions de fonctionnement : 15 millions d’euros, budget total de fonctionnement : 22 millions d’euros,


-Ateliers en famille (dés 4 ans) le dimanche, jeux de construction avec des matériaux d’enfants (pierres Anker, des briques LEGO ®, des tiges K’NEX © ou des planchettes Kapla ©)

-Ateliers enfants réalisation de maquettes en papier exposées au grand public

-Rencontres pédagogiques avec les enseignants mercredi, stages de formation continue sur l’architecture mis en place en collaboration avec différentes structures dont les Délégations académiques à l’action culturelle des rectorats de Créteil, Paris, Versailles, les Chambres des métiers et les inspections académiques (en partenariat avec Arc en rêve, Bordeaux).

-Expositions temporaires thématiques

-Cours publics d’histoire de l’architecture (en partenariat avec la MAF)

-Conférences et colloques

-Formation : DSA (diplôme de spécialisation et d’approfondissement) mention architecture et patrimoine, AUE (Architecte urbanisme de l’Etat), formation pour les élus et les responsables territoriaux en association avec la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC), l'Association des départements de France (ADF), l'Association nationale des villes et pays d'art et d'histoire et des villes à secteurs sauvegardés et protégés (ANVPAH & VSSP), et l'association Vieilles maisons françaises (VMF), séminaires de formation ouverts aux professionnels.

-Organisation de workshop, concours d’idées

-Publications


Le Pavillon de l’arsenal, Paris : http://www.pavillon-arsenal.com/home.php

Site : Anciens ateliers de confection de la Samaritaine devenus centre d'information, de documentation et d'exposition d'Urbanisme et d'Architecture de Paris et de la métropole parisienne.

Partenaire : Ville de Paris, association loi 1901 présidée par le premier adjoint au maire chargé de l’urbanisme et de l’architecture de la ville de Paris.

Accueil 200 000 visiteurs, 50 délégations étrangères


-Bibliothèque, base de données documentaires

-Exposition permanente de 800 m2 consacrée à l’histoire, l’actualité et les projets de la métropole parisienne (maquette numérique de 37 m2 en collaboration avec Google France et JC Decaux) dans le but de faire connaître au plus grand nombre l’actualité et les perspectives de l’architecture et de l’urbanisme parisien .

-Ateliers thématiques pour les enfants

-Promenades urbaines autour de l’exposition

-Conférence


Maison de l’architecture en ile de France : http://www.maisonarchitecture-idf.org/spip.php

Site : Ancien couvent des Récollets, canal St Martin

Partenaires : Conseil régional de l’ordre des architectes d’ile de France, Région ile de France, Direction Régionale des affaires Culturelles – DRAC, Réseau des Maisons de l’architecture, Union régionale des CAUE, association loi 1901.

Service sup. : Café A (cafeteria/buvette)


-Expositions thématiques

-Ateliers enfants, réalisation de maquettes tous matériaux

-Conférences, colloques, rencontres



CAUE 75 : http://caue75.archi.fr/conseil/assistance-architecturale.html

Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE) de Paris Organisme départemental, créé par la loi sur l’architecture de 1977 pour promouvoir la qualité architecturale, urbaine et environnementale en informant, conseillant et sensibilisant le public à ces thématiques. Association loi 1901.

Site : Bureaux, 32 bd Sébastopol Paris

Financement : Taxe départementale CAUE

Partenaires : Département, Etat


-Information auprès des particuliers afin d’assurer la qualité architecturale des constructions et leur bonne insertion dans le site environnant, urbain ou rural.

-Conseil auprès de particuliers dans l’élaboration de leur projet de construction

-Sensibilisation de tous les publics, diffusion des savoirs faire, redécouverte du patrimoine urbain aux parisiens (colloques, séminaires, conférences, cafés débats, promenades)

-Formation des élus et des professionnels, apport des moyens techniques et pratiques utiles à la mise en œuvre des politiques parisiennes en matière de qualité de vie urbaine et de développement durable (séminaires, voyages d’études, visites de site ou d’opérations)

-Ateliers d’architecture 8-12 ans


B.Lyon


Maison de l’architecture Rhône-Alpes : http://www.ma-lereseau.org/rhone-alpes/

Site : Bureaux, place des terreaux

Partenaires : Conseil régional de l’ordre des architectes d’ile de France, Région ile de France, Direction Régionale des affaires Culturelles – DRAC, Réseau des Maisons de l’architecture, Union régionale des CAUE, association loi 1901.


-Expositions temporaires, Conférences


CAUE 69 : http://www.caue69.fr/

Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE) de Lyon Organisme départemental, créé par la loi sur l’architecture de 1977 pour promouvoir la qualité architecturale, urbaine et environnementale en informant, conseillant et sensibilisant le public à ces thématiques. Association loi 1901.

Site : Bureaux, quai St Vincent

Financement : Taxe départementale CAUE

Partenaires : Département, Etat

-Information auprès des particuliers afin d’assurer la qualité architecturale des constructions et leur bonne insertion dans le site environnant, urbain ou rural. (grand Lyon)

-Conseil auprès de particuliers dans l’élaboration de leur projet de construction

-Conseil auprès des collectivités vers des bâtiments et un urbanisme durable (Loi Grenelle 2)

-Formation des élus et des professionnels, apport des moyens techniques et pratiques utiles à la mise en œuvre des politiques parisiennes en matière de qualité de vie urbaine et de développement durable (séminaires, voyages d’études, visites de site ou d’opérations)

-Sensibilisations des publics : expositions publications, visites.

-Education à la ville et à l’architecture : interventions en milieux scolaires.


C.Marseille


Maison de l’architecture et de la ville : http://www.ma-lereseau.org/paca/horizon/

Site : Salle d’exposition, bd Theodore Thurner

Partenaires : DRAC PACA, Conseil régional de l’ordre des architectes PACA, Région PACA, Conseil général des bouches du Rhône, mutuelle des architectes français, Agence d’urbanisme de l’agglomération Marseillaise (AGAM), Réseau des maisons de l’architecture

-Expositions temporaires

-Edition de DVD

-Publications

-1 atelier expo annuel dédié aux centres de loisirs


CAUE 13 : http://www.caue13.com/caue13/caue13.php5?pgl=Edito/Index

Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE) des bouches du Rhône. Organisme départemental, créé par la loi sur l’architecture de 1977 pour promouvoir la qualité architecturale, urbaine et environnementale en informant, conseillant et sensibilisant le public à ces thématiques. Association loi 1901.

Site : Bureaux, rue neuve St Catherine

Financement : Taxe départementale CAUE

Partenaires : Département, Etat

-Information auprès des particuliers afin d’assurer la qualité architecturale des constructions et leur bonne insertion dans le site environnant, urbain ou rural.

-Conseil auprès de particuliers dans l’élaboration de leur projet de construction

-Conseil auprès des collectivités vers des bâtiments et un urbanisme durable (Loi Grenelle 2)

-Formation des élus et des professionnels, apport des moyens techniques et pratiques utiles à la mise en œuvre des politiques parisiennes en matière de qualité de vie urbaine et de développement durable (séminaires, voyages d’études, visites de site ou d’opérations)

-Sensibilisations des publics : expositions publications, visites.

-Education à la ville et à l’architecture : interventions en milieux scolaires.


Compagnie des rêves urbains : http://desrevesurbains.free.fr/

Site : Bureaux, rue de Rome

Partenaires : Ministère de la culture et de la communication, Région PACA, Conseil général, Ville de Marseille, Etablissement public d’aménagement Euromediterranée 

Association Loi 1901,

Date de création : 2003

-Ateliers adultes enfants

-Expositions

-Publications

-Interventions en milieu scolaire